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♪♫♪ - Génération Goldman : Vol 2 : Leslie & Pauline - La vie par procuration

Elle met du vieux pain sur son balcon 
Pour attirer les moineaux les pigeons 
Elle vit sa vie par procuration 
Devant son poste de télévision

Levée sans réveil, avec le soleil 
Sans bruit, sans angoisse, la journée se passe 
Repasse les poussières, y a toujours à faire 
Repas solitaire, en point de repère

La maison si nette, qu'elle en est suspecte 
Comme tous ces endroits où l'on ne vit pas 
Les êtres ont cédés, perdu la bagarre 
Les choses ont gagné, c'est leur territoire

Le temps qui nous casse, ne la change pas 
Les vivants se fanent, mais les ombres pas 
Tout va, tout fonctionne, sans but sans pourquoi 
D'hiver en automne, ni fièvre ni froid

Elle met du vieux pain sur son balcon 
Pour attirer les moineaux les pigeons 
Elle vit sa vie par procuration 
Devant son poste de télévision 
Elle apprend dans la presse à scandale 
La vie des autres qui s'étale 
Mais finalement de moins pire en banal 
Elle finira par trouver ça normal

Elle met du vieux pain sur son balcon 
Pour attirer les moineaux les pigeons

Des crèmes et des bains qui font la peau douce 
Mais ça fait bien loin que personne ne la touche 
Des mois des années sans personne à aimer 
Et jour après jour l'oubli de l'amour

Ses rêves et désirs si sages, et possibles 
Sans cri, sans délires sans inadmissible 
Sur dix ou vingt pages de photos banales 
Bilan sans mystères d'années sans lumière

Elle met du vieux pain sur son balcon 
Pour attirer les moineaux les pigeons 
Elle vit sa vie par procuration 
Devant son poste de télévision 
Elle apprend dans la presse à scandale 
La vie des autres qui s'étale 
Mais finalement de moins pire en banal 
Elle finira par trouver ça normal 
Elle met du vieux pain sur son balcon 
Pour attirer les moineaux les pigeons

Elle apprend dans la presse à scandale 
La vie des autres qui s'étale 
Mais finalement de moins pire en banal 
Elle finira par trouver ça normal 
Elle met du vieux pain sur son balcon 
Pour attirer les moineaux les pigeons

 

♪♫♪ - Génération Goldman : Vol 2 : Tal, Leslie, A. Bourgeois, S. Essaïdi -  C'est Ta Chance ...

Il faudra que tu sois douce 
Et solitaire aussi 
Il te faudra gagner pouce à  pouce 
Les oublis de la vie 
Oh, tu seras jamais la reine du bal 
Vers qui se tournent les yeux éblouis 
Pour que tu sois belle, il faudra que tu le deviennes 
Puisque tu n'es pas née jolie 

Il faudra que tu apprennes 
A perdre, à  encaisser 
Tout ce que le sort ne t'a pas donné 
Tu le prendras toi-même 
Oh, rien ne sera jamais facile 
Il y aura des moments maudits 
Oui, mais chaque victoire ne sera que la tienne 
Et toi seule en sauras le prix 

C'est ta chance, le cadeau de ta naissance 
Y a tant d'envies, tant de rêves qui naissent d'une vraie souffrance 
Qui te lance et te soutient 
C'est ta chance, ton appétit, ton essence 
La blessure où tu viendras puiser la force et l'impertinence 

Toi, t'es pas très catholique 

Et t'as une drôle de peau 
Chez toi, les fées soi-disant magiques 
Ont loupé ton berceau 
Oh, tu seras sûrement jamais notaire. 
Pas de privilège hérité 
Et si t'as pas les papiers pour être fonctionnaire 
Tout seul, apprends à  fonctionner 

C'est ta chance, ta force, ta dissonance 
Faudra remplacer tous les "pas de chance" par de l'intelligence 
C'est ta chance, pas le choix 
C'est ta chance

C'est ta chance ...

C'est Ta Chance ...

(C'est ta chance, ta source, ta dissidence
Toujours prouver deux fois plus que les autres assoupis d'evidence
Ta puissance naîtra là )

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♪♫♪ - J.J. Goldman - Nos mains

Sur une arme les doigts noués
Pour agresser, serrer les poings
Mais nos paumes sont pour aimer
Y'a pas de caresse en fermant les mains

Longues, jointes en une prière
Bien ouvertes pour acclamer
Dans un poing les choses à soustraire
On ne peut rien tendre les doigts pliés

Quand on ouvre nos mains
Suffit de rien dix fois rien
Suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde
Quand on ouvre nos mains

Mécanique simple et facile
Des veines et dix métacarpiens
Des phalanges aux tendons dociles
Et tu relâches ou bien tu retiens

Et des ongles faits pour griffer
Poussent au bout du mauvais côté
Celui qui menace ou désigne
De l'autre on livre nos vies dans des lignes

Quand on ouvre nos mains
Suffit de rien dix fois rien
Suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde
Quand on ouvre nos mains

Un simple geste d'humain
Quand se desserrent ainsi nos poings
Quand s'écartent nos phalanges
Sans méfiance, une arme d'échange
Des champs de bataille en jardin

Le courage du signe indien
Un cadeau d'hier à demain
Rien qu'un instant d'innocence
Un geste de reconnaissance
Quand on ouvre comme un écrin
Quand on ouvre nos mains

Quand on ouvre nos mains
Suffit de rien dix fois rien
Suffit d'une ou deux secondes
A peine un geste, un autre monde
Quand on ouvre nos mains

Quand on ouvre nos mains

https://www.youtube.com/watch?v=_c_u8JYIgfs